Les derniers chiffres publiés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) indiquent une nouvelle augmentation des tarifs de la consommation. En février 2025, le prix moyen du kilowattheure (kWh) est passé à 0,14 € TTC, soit une légère augmentation par rapport au mois précédent, où il était de 0,11 € TTC. En mars, les prévisions annoncent une nouvelle hausse, avec un tarif de 0,15 € par kWh TTC. Bien que l’abonnement reste stable, cette augmentation touche directement les ménages qui utilisent le gaz pour leur chauffage ou leur cuisson, augmentant ainsi leurs dépenses énergétiques.
Depuis la disparition des TRV en juillet 2023, les prix du gaz ont suivi une dynamique de hausse continue. En l’absence de régulation officielle, les fournisseurs sont désormais libres de fixer leurs tarifs, et ces derniers fluctuent en fonction des évolutions du marché de l’énergie. En janvier 2025, les prix avaient déjà enregistré une légère hausse par rapport aux mois précédents. Cette tendance s’est donc confirmée en février et s’aggravera en mars.
Le prix de la consommation de gaz, qui représente la plus grande part de la facture des utilisateurs, sera particulièrement impacté par cette augmentation. Alors qu’en février 2025, le tarif du kWh s’élevait à 0,14 € TTC, il passera à 0,15 € TTC en mars, ce qui représente une hausse notable. Toutefois, il est important de noter que le prix de l’abonnement, qui est une somme annuelle fixe, demeure stable depuis juillet 2024. Pour la cuisson et l’eau chaude, il est de 114,30 € TTC par an, tandis que pour les foyers utilisant le gaz pour le chauffage, il atteint 277,43 € TTC par an.
Cela signifie que bien que l’abonnement ne subisse pas de modification, l’augmentation des prix pour la consommation du gaz aura des conséquences directes sur le montant final de la facture, notamment pour les foyers chauffés au gaz. Cette situation pourrait pousser certains consommateurs à reconsidérer leurs habitudes de consommation ou à se tourner vers des alternatives énergétiques plus économiques.
Pour les ménages français, l’impact de cette hausse sera ressenti dès le mois de mars 2025, particulièrement pour ceux qui dépendent du gaz pour leur chauffage. En effet, avec un tarif du kWh passant à 0,15 € TTC, ceux qui utilisent le gaz pour chauffer leur domicile devront ajuster leurs dépenses énergétiques. Bien que les hausses soient relativement modestes sur le papier, elles se traduisent par un surcoût annuel significatif pour les foyers, notamment en période hivernale, où la consommation de gaz atteint des pics.
L’augmentation des prix du gaz est en grande partie liée aux fluctuations des coûts d’approvisionnement. En effet, le prix du gaz est influencé par les tarifs du marché de gros, qui peuvent être volatiles, surtout en période de tension géopolitique ou de variation des demandes mondiales. À cela s’ajoutent les frais d’acheminement et de stockage, qui, bien que relativement stables, pèsent également sur le montant final des factures.
Les fournisseurs répercutent ces coûts sur les consommateurs, ce qui entraîne une hausse générale des tarifs. De plus, la libéralisation du marché de l’énergie a permis une plus grande flexibilité dans les prix, mais cela n’a pas nécessairement profité aux consommateurs, qui voient leurs factures augmenter de manière régulière.
La localisation géographique a un impact important sur le prix du gaz. En effet, les foyers situés à proximité de ports méthaniers, où le gaz est directement acheminé, bénéficient souvent de tarifs plus avantageux. Ces zones bénéficient de frais d’acheminement moins élevés, ce qui leur permet d’avoir des factures d’énergie plus abordables.
À l’inverse, les consommateurs situés dans des régions éloignées des points d’importation du gaz sont souvent confrontés à des coûts de transport plus élevés, ce qui peut faire augmenter leurs factures de manière significative. C’est une réalité qui affecte de nombreux foyers dans les zones rurales ou moins connectées aux infrastructures principales de distribution de l’énergie.
Pour réduire l’impact de la hausse des prix, comparez les offres des fournisseurs afin de trouver un contrat plus avantageux, notamment avec des tarifs fixes ou des réductions. Adoptez des gestes simples pour limiter votre consommation, comme améliorer l’isolation, utiliser un thermostat programmable et optimiser le chauffage. Enfin, renseignez-vous sur les aides financières disponibles, telles que la prime énergie ou les prêts à taux zéro, pour alléger vos dépenses énergétiques.