Comme son nom l’indique, l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) est une aide pour les personnes en situation de handicap ou à mobilité réduite. La question de la durée de l’aide se pose lorsqu’on a un handicap de longue durée. Ici, nous allons voir si vous pouvez bénéficier de l’AAH à vie.
L’AAH (Allocation Adulte Handicapé) à vie est une forme de l’AAH destinée aux personnes dont le handicap est jugé permanent et qui ne nécessite plus de réévaluations régulières pour maintenir cette allocation.
L’AAH à vie est donc accordée aux personnes en situation de handicap dont l’incapacité est considérée comme stable et définitive.
Pour bénéficier de l’AAH à vie, le critère médical principal est la permanence du handicap (avoir un handicap dont la gravité est stable et irréversible). En effet, l’AAH à vie est versée pour des handicaps qui ne sont pas susceptibles de s’améliorer avec le temps.
Le taux d’incapacité minimum requis pour pouvoir demander l’AAH à vie est de 80 %.
Sur le plan administratif, l’AAH à vie est attribuée après une évaluation par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).
La personne doit fournir un dossier médical détaillé et les documents nécessaires pour prouver la permanence de son handicap. Une fois cette évaluation faite et validée, la MDPH peut attribuer l’AAH à vie si toutes les conditions sont réunies.
Dans la plupart des cas, la personne doit avoir déjà bénéficié de l’AAH classique pour une durée significative (plusieurs années) avant qu’une décision à vie soit prise.
Dans le cadre d’un taux d’incapacité de 80 % ou plus mais avec une incapacité qui n’est pas considérée comme permanente, l’AAH est attribuée pour une période maximale de 10 ans.
Ce qui signifie que même si la personne bénéficie d’une allocation à 80 %, il est possible que cette allocation soit réévaluée à la fin de cette période pour vérifier si l’état de santé de la personne a évolué.
Si une personne présente un taux d’incapacité compris entre 50 % et 79 %, l’AAH est attribuée pour une durée de 5 ans renouvelable.
Ce qui signifie qu’à la fin de cette période, un nouveau dossier doit être soumis pour réévaluation. Si l’état de santé de la personne reste stable, il est possible que l’AAH continue d’être versée.
Les personnes souffrant d’affection longue durée (ALD) peuvent bénéficier de l’AAH.
Les ALD sont des pathologies qui nécessitent un traitement prolongé et dont l’évolution est souvent lente ou stable. Lorsque l’AAH est accordée en lien avec une ALD, la durée d’attribution peut être prolongée et ajustée en fonction de l’état de santé de la personne.
Le montant de l’AAH à vie est calculé en fonction des ressources du bénéficiaire.
En 2025, le montant maximal de l’AAH est de 1 016,05 € par mois mais ce montant peut être réduit en fonction des ressources du bénéficiaire et de son foyer.
Contrairement à l’AAH classique, le calcul des ressources n’est pas réévalué annuellement pour une personne bénéficiaire de l’AAH à vie.
Le montant de l’allocation reste donc le même sauf si la situation financière du bénéficiaire change (par exemple, une évolution de ses revenus ou la prise en compte d’un nouveau conjoint).
La première demande d’AAH est le moment où l’on évalue la durée de l’attribution de l’allocation.
Lors de la première demande, la MDPH analyse le dossier médical, les ressources du demandeur et l’impact du handicap sur sa vie quotidienne et professionnelle.
Si une personne est en situation de handicap permanent, elle peut demander une AAH à vie dès le début de la procédure. Cette demande nécessite de prouver la stabilité et la pérennité du handicap.
Après avoir bénéficié de l’AAH pour une période limitée, la personne peut faire une demande pour l’AAH à vie.
Cette demande va nécessiter un nouveau dossier accompagné de preuves qui montrent que l’état de santé du demandeur ne changera pas.
Si la demande est acceptée, la MDPH prendra la décision d’attribuer l’AAH à vie, ce qui élimine la nécessité de renouveler périodiquement la demande.
Dans certains cas, des handicaps évolutifs peuvent amener une personne à demander l’AAH à vie même si la condition n’est pas totalement stable.
Ces handicaps peuvent comprendre des maladies neurologiques dégénératives, des maladies rares ou d’autres troubles qui deviennent de plus en plus invalidants au fil du temps.
Dans ces situations, la demande d’AAH à vie pourra être réévaluée en fonction de l’évolution de l’état de santé.
Un changement de situation personnelle (comme un mariage ou un changement de revenu) peut affecter l’AAH.
Par exemple, si un conjoint a un revenu élevé, ça peut réduire l’AAH même pour une personne bénéficiant d’une allocation à vie.
Ces changements doivent être signalés à la MDPH afin que l’attribution de l’AAH soit réajustée si nécessaire.
Oui, l’AAH à vie peut être cumulée avec d’autres aides sous certaines conditions, notamment l’APA (Aide Personnalisée à l’Autonomie) ou des aides au logement. Toutefois, le cumul de certaines aides peut être limité en fonction des ressources du foyer.
Oui, bien que l’AAH à vie soit attribuée pour une durée indéfinie, elle peut être révisée dans des cas particuliers, comme un changement majeur de situation ou l’évolution de l’état de santé. Si une personne se remet d’une maladie grave ou si son état s’aggrave, la réévaluation peut être nécessaire.
La réponse est non. L’AAH à vie n’est pas imposable, elle est exonérée.
Mais attention, d’autres revenus perçus par la personne (comme un salaire ou des pensions) peuvent être soumis à l’impôt.
L’AAH à vie peut être considérée comme définitive si les conditions de santé du bénéficiaire ne changent pas.
Mais la MDPH peut revoir sa décision si la situation du bénéficiaire évolue (par exemple, si un handicap évolutif devient moins sévère).
La réponse est oui.
Si une personne reçoit une décision de non-attribution de l’AAH à vie, elle peut contester cette décision en introduisant un recours devant la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) ou en faisant un recours contentieux devant le tribunal administratif.
En cas de refus, il est possible de demander une réévaluation du dossier en fournissant des éléments médicaux supplémentaires.
Si le refus persiste, vous pouvez envisager une contestation formelle auprès de la MDPH ou un recours devant le tribunal administratif.
Vous devez avoir 20 ans ou 16 ans au minimum si vous n'êtes plus à la charge de vos parents pour le bénéfice des prestations familiales. Vous devez résider en France. Votre taux d'incapacité doit être de 80 % ou de 50 à 79 % à condition de vivre une restriction substantielle et durable d'accès à un emploi. Vos ressources ne doivent pas dépasser un certain plafond.
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La CMI peut être attribuée à titre définitif ou à durée déterminée, dans ce cas cette dernière ne peut être inférieure à un an, ni excéder vingt ans.
Vous pouvez consulter l'avancement de votre dossier sur le site de votre MDPH si elle en possède un. Il vous suffit d’entrer l’identifiant et le mot de passe reçus pour accéder à votre profil et aux informations souhaitées.
La CMI invalidité vous est attribuée si vous remplissez l'une des conditions: -Vous avez un taux d'incapacité permanente de 80 % et plus - Vous êtes invalide de 3e catégorie - Vous êtes en groupe 1 ou 2 de la grille Aggir
C'est la Caisse d'allocations familiale qui est en charge de vous verser l'AAH après avoir effectué votre demande auprès de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH)
Lorsque l'AAH est attribuée au titre d'une incapacité comprise entre 50 et 80 %, son versement prend fin à l'âge minimum légal de départ à la retraite ; en revanche, les bénéficiaires atteints d'une incapacité permanente d'au moins 80 % peuvent conserver une partie de l'AAH