Vous souhaitez devenir micro-entrepreneur ? Le créateur ou repreneur d’entreprise indemnisé par Pôle emploi peut bénéficier du maintien de ses allocations chômage (ARE). Elles concernent un public large et divers. Mes Allocs vous en dit plus sur l’ aide financière création entreprise chômeur. Tout savoir sur les aides aux chômeurs créateurs d’entreprise.
Si vous êtes auto entrepreneur, vous pouvez tout à fait prétendre aux aides de Pôle Emploi, que vous soyez créateur d’ entreprise ou repreneur d’ entreprise.
Nul besoin d’être demandeur d’emploi pour bénéficier des aides financières mises en place. En remplissant les conditions fixées, vous êtes éligible à l’aide que vous souhaitez. N’hésitez donc pas à contacter votre conseiller Pôle Emploi : il saura vous orienter.
En outre, si vous êtes salarié et que votre entreprise compte vous licencier, le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) peut vous accompagner. Il s’agit d’un dispositif de Pôle Emploi pour vous aider à créer votre entreprise.
L’organisme Pôle Emploi ne vous permet pas directement de créer votre entreprise. En effet, contrairement à des incubateurs par exemple, elle ne met pas à disposition des demandeurs d’emploi des services de conseil pour la création et gestion d’entreprise.
En revanche, elle propose un ensemble d’aides financières aux créateurs et repreneurs d’entreprise. À cela s’ajoute la liste d’organismes privés et publiques, disponible sur le site de Pôle Emploi. Ces structures constituent une aide à la création non négligeable. Vous pourriez en avoir besoin pour le lancement de votre projet.
L’ACRE est une allocation d’ aide à la reprise d’entreprise ou à sa création, créé en 2017. Elle ouvre la voie à une exonération partielle des charges sociales, dès le lancement de l’activité.
Ce dispositif est dit “exonération de début d’activité”. En effet, auparavant, les bénéficiaires de l’Acre pouvaient prétendre à une exonération allant de 75% pour la première année à 10% pour la troisième.
Depuis le 1er janvier 2020, cette aide a été révisée. Le taux d’exonération des charges sociales est désormais de 50% pour les bénéficiaires de l’Acre : pour les quatre premiers trimestres d’activité.
Par la suite, ces charges seront prélevées au même taux que les autres entrepreneurs.
Les conditions d’attribution dépendent de votre date de souscription (avant le 1er janvier 2020 ou après). Néanmoins, pour bénéficier de l’ ACRE il existe des conditions générales, qui s’appuient sur votre situation :
Attention : depuis la réforme de 2020, les conditions et les démarches pour bénéficier de l’ACRE ont été profondément modifiées. Les jeunes et les demandeurs d’emploi sont spécifiquement éligibles à ce financement.
En outre, vous devez envoyer un dossier au CFE (centre de formalités) compétent dans les 45 jours qui suivent la création de votre entreprise.
Votre demande doit être envoyée à l’Urssaf :
ou
Votre exonération varie en fonction de vos revenus d’activité. La limite est fixée à 47 100€.
Vous bénéficiez de l’ACRE pendant une durée qui correspond à des périodes.
Le paiement des cotisations sociales est estimé en appliquant au CA généré par votre activité, un taux variant selon votre secteur. Par conséquent, le montant des cotisations est connu à l’avance.
Ce montant dégressif est calculé ainsi :
Montant de l’exonération = (Cotisations dues pour 30 852 € / 10 284 €) x (41 136 € – revenu ou rémunération).
L’ARCE aide les demandeurs d’emploi (et créateurs d’entreprise) à toucher leur allocation chômage, sous la forme de capital. Les demandeurs d’emploi ont aussi la possibilité de conserver leurs allocations pendant une période définie.
Si le créateur d’entreprise opte pour un versement sous forme de capital, il perçoit alors 60% des droits restants. Ils sont versés en deux fois, en six mois d’intervalle.
À noter que vous ne pouvez pas cumuler l’ARCE et l’ARE. En effet, l’ARCE est une aide versée par Pôle Emploi, sous la forme de 60% de vos allocations chômage en capital, au lieu d’un versement mensuel.
Vous devez donc choisir entre :
Si vous avez un projet de création et que vous êtes inscrit à Pôle Emploi, vous pouvez conserver vos allocations chômage. Ce système s’adresse aux créateurs ne souhaitant pas bénéficier du capital versé dans le cadre de l’ARCE.
La continuité des versements est néanmoins possibles et se fait en fonction du chiffres d’affaires généré par la nouvelle entreprise.
Plus exactement, vous pouvez opter pour un maintien partiel de vos allocations chômage, si vous percevez une rémunération de dirigeant inférieure à votre rémunération antérieure.
D’autre part, vos allocations peuvent être maintenues dans leur totalité si vous n’êtes pas rémunéré.
Comparaisons des aides financières attribuées par Pôle Emploi :
Avantages et inconvénients | ARCE | ARE | ACRE |
---|---|---|---|
Statut de demandeur d'emploi | / | Statut de demandeur d'emploi conservé : accès à une protection sociale (régime général de la sécurité sociale) et validation des trimestres de retraite | Perte du statut de demandeur d'emploi : les trimestres de retraite ne sont plus validés, vous conservez cependant une couverture sociale pendant 12 mois. |
Versement des allocations | Uniquement 60% de vos allocations chômage perçus, en deux versements | Versement mensuel de vos aides. Vous les percevez jusqu'au terme de vos droits.Attention : si vous projet de création d'entreprise n'aboutit pas, vous pouvez demander à être réinscrit sur la liste de demandeurs d'emploi et ainsi, accéder à l'ARE. | / |
Rémunération et versement des allocations | Si vous dirigez une entreprise et que vous êtes rémunéré, aucune incidence sur vos aides ARCE. | Les ARE sont réduits voire supprimés si vous percevez des revenus équivalents ou supérieurs à ceux que vous perceviez avant. |
Certaines entreprises peuvent bénéficier de réduction ou d’exonération d’impôts, lors de leur création.
Vous êtes éligible à l’exonération d’impôts, si vous implantez votre entreprise dans les lieux ci-dessous :
Ces avantages fiscaux dépendent de la localisation de votre activité.
La CFE est due par l’ensemble des entrepreneurs, sans distinction de statut ou de taille d’entreprise.
D’ailleurs, les nouvelles entreprises sont concernées par une exonération totale de CFE pour la première année. L’année suivante, la CFE sera réduite de 50% de leur base d’imposition.
Bon à savoir : ce dispositif s’applique automatiquement. Nul besoin d’effectuer de démarche spécifique.
Le CIR est une aide destinée aux entreprises innovantes. Elle leur permet de bénéficier d’un apport financier conséquent, tout en conservant d’autres exonérations fiscales (notamment des exonérations de charges sociales, accordées si l’entreprise est basée par exemple en zone aidée, dans les DOM etc).
Il est calculé sur les dépenses de recherche et développement de l’entreprise, réalisées au cours de l’année.
Le report d’imposition des plus-values d’apport de brevets permet de générer un bénéfice de la protection industrielle, effectuée préalablement à la création de l’entreprise. Si le porteur de projet est titulaire d’un brevet, il peut l’offrir à la société, en charge de l’exploitation de ce brevet. Par conséquent, la plus-value retirée de cet apport est imposable, mais elle peut être reportée.
Les moins de 25 ans peuvent prétendre au nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise (NACRE). L'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (ACRE) est également accessible aux jeunes entrepreneurs. À cela s'ajoute l’accompagnement Créa Jeunes et l’accompagnement Cap’Jeunes.
Les aides à la création d'entreprise pour les chômeurs inclut : - le nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise (NACRE) - l'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (ACRE) - L'aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE) - l'allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE)
Vous souhaitez créer votre entreprise ? Vous pouvez solliciter les aides suivantes : - L'aide à la reprise et à la création d’entreprise (ARCE) - L'aide à la création ou à la reprise d'entreprise (ACRE) - Le nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise (NACRE) - Activ’Crea : la formation à la création d’entreprise de Pôle Emploi
L'ARCE est une aide destinée aux demandeurs d’emploi (et créateurs d'entreprise). Elle leur permet de toucher leur allocation chômage, sous la forme de capital. Les demandeurs d’emploi ont aussi la possibilité de conserver leurs allocations pendant une période définie. Si le créateur d'entreprise opte pour un versement sous forme de capital, il perçoit alors 60% des droits restants. Ils sont versés en deux fois, en six mois d’intervalle.
Le montant de l'Arce représente 60 % du montant des droits à l'ARE restant, à verser lors du début de l'activité. Une déduction de 3 % sera appliquée sur le montant du capital. Elle sert à financer les retraites complémentaires. Ainsi, supposons qu'un bénéficiaire touche une aide ARE de 40€ par jour pour une durée de 730 jours. Après le délai d'attente, il est pris en charge le 1er mars 2025, date à laquelle il touche l'ARE (du 1er au 31 mars 2025). Le 1er avril 2025, son entreprise est créée. À cette date, il dispose d'un reste de droits de 700 jours (730 jours - 30 jours). Le montant du capital sera de : [(40 € x 700 jours) x 0.45] = 12600 € (avec la déduction de 3 % : 12222 €).
Pour bénéficier de l’ACRE, il faut remplir une de ces conditions : - avoir entre 18 et 25 ans - être bénéficiaire de l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) ou l'allocation de sécurisation professionnelle (ASP) - être demandeur d'emploi non indemnisé inscrit depuis plus de 6 mois ces 18 derniers mois - être bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le Revenu de Solidarité Active (RSA) - créer une entreprise implantée au sein d’une zone urbaine sensible (ZUS) - être reconnu(e) handicapé(e) Par ailleurs, il faut remplir un formulaire et l'envoyer au centre de formalités des entreprises dans les 45 jours suivant la date de création de l’entreprise.
La NACRE est accessible aux personnes suivantes : - demandeurs d'emploi, - bénéficiaires du RSA, - jeunes de moins 25 ans, - salariés d'une entreprise en liquidation judiciaire, - créateurs d'entreprise installés dans un quartier prioritaire de la politique de la ville. Pour l'obtenir, il faut se tourner vers un organisme ayant signé une convention avec l'État, tels qu'un organisme d'aide à la création, association, CCI, expert-comptable etc.
Le 1er janvier 2019, la liste des bénéficiaires de l’ACRE a été étendue. Ainsi pendant un an, tous les créateurs et repreneurs d’entreprise ont pu en bénéficier. Mais la loi de finance pour 2023 a recentré l'ACRE sur une liste de bénéficiaires spécifiques : - demandeurs d'emploi - bénéficiaires du RSA et de l'ASS - jeunes entre 18 et 25 ans inclu - jeunes handicapés de moins de 30 ans - personnes ayant conclu un contrat d'appui au projet d'entreprise - créateurs et repreneurs d'une entreprise implantée en zone urbaine sensible - bénéficiaires de la prestation partagée d'éduction de l'enfant (PreParE) - conjoints collaborateurs des travailleurs indépendants, ne relevant pas du régime micro-fiscal et bénéficiant lui même de l'ACRE - personnes salariées ou licenciées d'une entreprise soumise à une procédure de sauvegarde, redressement ou liquidation judiciaire qui reprennent tout ou partie d'une entreprise.