En France, de nombreuses aides peuvent vous être versées selon votre situation. C’est notamment le cas si vous êtes jeune. En effet, des aides vous sont accessibles au même titre que les autres publics. Mais certaines aides vous sont également réservées en raison de votre âge. Découvrez toutes les aides financières pour les jeunes !
Les aide au logement destinées aux jeunes (et étudiants) répondent aux mêmes conditions d’attribution que celles octroyées au plus grand nombre.
L’APL est réservée aux logements faisant l’objet d’une convention avec l’État. Son montant dépend du montant du loyer, des revenus dont le jeune dispose (pas ceux des parents), du type de logement et de sa localisation. Les conditions varient également en fonction de la région où vous faites la demande.
D’ailleurs, vous devez faire la demande au moment où vous emménagez, sur le site de la CAF (Caisse d’allocations familiales). Veuillez à vous munir du bail de location afin de bien remplir le dossier. Le délai d’attente avant le premier versement est d’environ deux mois.
Si vous n’êtes pas éligible à l’APL, vous pouvez aussi faire une demande d’ALS (allocation de logement sociale) ou d’ALF (allocation de logement familiale) : toutes ces aides sont accessibles aux jeunes, sous réserve d’en respecter les conditions d’attribution.
L’avance Loca Pass peut être sollicitée par les jeunes de moins de 30 ans et les salariés du secteur privé non agricole. Il s’agit d’un prêt à taux zéro, proposé par Action Logement, pour aider les jeunes à financer leur dépôt de garantie. Le montant du prêt est de 1 200 € maximum, à rembourser sur 25 mois maximum, sans intérêts pour le jeune.
La garantie Vitale est également une aide d’Action Logement, mais cette fois il s’agit d’une caution locative pour jeunes locataires voulant couvrir leurs impayés de loyers. Ainsi, Action Logement verse les sommes dues directement au bailleur. Celui-ci va par la suite se faire rembourser par le locataire.
En tant qu’étudiant, vous pouvez profiter de la carte étudiante. Remise lors de votre inscription dans un établissement de l’enseignement supérieur, elle offre de nombreux avantages : réductions sur les places de cinéma, les concerts, les musées, les activités sportives, mais également sur certains sites e-commerce.
En vigueur depuis le 1er janvier 2016, la prime d’activité est un compléments de revenus. Elle est accordée, sous conditions de ressources, aux personnes majeures salariées et indépendantes. Mais aussi aux étudiants salariés et apprentis. Environ 5 millions de Français bénéficient de cette aide aujourd’hui. La prime d’activité est versée par la caisse d’allocations familiales (CAF) ou la mutualité sociale agricole (MSA), sur demande.
Les conditions que le jeune doit remplir pour percevoir la prime d’activité sont les suivantes :
Le montant forfaitaire de la prime d’activité est de 622,63 €, mais le montant qui peut vous être versé dépend de votre situation et notamment des revenus que vous percevez.
L’aide mobili-jeune est adressée aux alternants de moins de 30 ans en contrat d’apprentissage (ou de professionnalisation) qui travaillent dans une entreprise du secteur privé ou agricole. Elle est octroyée par Action Logement et a pour but de prendre en charge une partie du loyer acquitté par le jeune.
Elle est versée pendant toute la formation en alternance et pour une durée maximale de 2 ans. Son montant fluctue entre 10 et 100€ par mois. Il est estimé en fonction du salaire touché par l’alternant.
Pour pouvoir bénéficier de l’aide Mobili-Jeune, le jeune doit :
Les aides régionales offrent également des aides aux apprentis. Parmi elles, l’aide au transport, à l’hébergement, à la restauration et aussi l’aide au premier équipement.
À cela s’ajoute un fond social d’aide aux apprentis, mis en place par les régions, à travers le CFA. Il sert à soutenir ponctuellement le jeune en difficulté financière.
L’Allocation ponctuelle pour les jeunes en recherche d’emploi s’adresse aux jeunes diplômés de moins de 26 ans, qui ont obtenu leur diplôme moins de quatre mois avant de faire la demande d’aide. Ils doivent aussi être à la recherche de leur premier emploi et ne pas avoir des ressources excédant 300€ net par mois.
Le montant de l’aide qui peut vous être attribuée par France Travail dépend de votre situation. Dans tous les cas, le montant ne pourra pas excéder 552,29 € par mois (314,80 € à Mayotte).
Le financement varie selon votre situation, ainsi ;
Le CEJ (contrat d’engagement jeune) est réservé au 16-25 ans (ou jusqu’à 29 ans pour les travailleurs handicapés). Proposé par France Travail ou la Mission Locale, il remplace la Garantie Jeunes et permet au jeune sans emploi ni formation de bénéficier d’un “accompagnement individuel et intensif profondément renouvelé, dans un cadre exigeant, avec un objectif d’entrée plus rapide et durable dans l’emploi”.
En complément de cet accompagnement personnalisé, le jeune bénéficie d’une allocation dont le montant peut atteindre 552,29 € par mois
Si vous avez moins de 25 ans, que vous êtes chômeur ou étudiant, vous pouvez être bénéficiaire du RSA (revenu de solidarité active). La seule condition est de pouvoir justifier d’une période d’activité minimale. Plus exactement, vous devez avoir travaillé à temps plein au moins 2 ans (l’équivalent de 3.214 heures), au cours des 3 dernières années précédant votre demande.
Si vous êtes une personne seule, le montant du RSA Jeune est de 635,71€ par mois en 2025. Si vous êtes en couple et/ou parent d’un enfant à charge, le montant varie.
Attention : depuis le 1er janvier 2025, tous les bénéficiaires du RSA (y compris les jeunes) sont automatiquement inscrits à France Travail. Ils doivent en outer signer un contrat d’engagement et accomplir 15 à 20h d’activités par semaine.
Si vous êtes en situation de handicap, sachez que cela ne vous empêche pas de suivre la voie entrepreneuriale. Si vous êtes demandeur d’emploi handicapé, vous êtes éligible à l’aide de l’Agefiph (Association pour la gestion du fonds d’insertion professionnelle des handicapés). Son montant s’élève à 3000€. En revanche, il est impératif que votre apport personnel soit au moins égal à 1.200€.
Les demandeurs d’emploi âgés de 18 à 26 ans peuvent toucher l’Acre (Aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’une entreprise). Appelée Acrre avant le 1er janvier 2019, elle est destinée aux jeunes qui souhaitent créer ou racheter une entreprise.
L’Acre prend la forme d’une exonération de charges sociales pendant les 12 premiers mois d’activité. À cela s’ajoute le maintien de minimas sociaux. Ainsi, il permet d’acquérir quatre trimestres de retraite sans avoir cotisé.
Attention : suite à une initiative d’Emmanuel Macron, l’Acre n’est plus réservée uniquement aux demandeurs d’emploi. Elle s’adresse désormais à tous les repreneurs et créateurs depuis le 1er janvier 2019.
Depuis novembre 2022, la prime exceptionnelle de 3 000 euros réservée aux jeunes de moins de 30 ans a été supprimée. Cette prime, mise en place en 2021 et 2022 dans le cadre du plan 1 jeune 1 solution de l’Etat, permettait aux jeunes entrepreneurs de bénéficier d’une aide financière. Mais cette mesure a été remplacée par la prime de 1 000 euros de l’Adie.
En effet, dans le cadre d’un microcrédit de 1 000€, vous pouvez bénéficier d’une prime d’Etat de 1 000€ pour vous aider à démarrer votre activité entrepreneuriale.
La bourse sur critères sociaux est comme son nom l’indique, attribuée sur critères sociaux. Sauf exceptions, vous êtes éligible jusqu’à l’âge de 28 ans.
Vous devez être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur reconnu par le pays d’accueil. Vous devez aussi y suivre des études à temps plein (deux semestres à une année, en fonction du pays) ouvrant la voie à un diplôme national.
Pour en bénéficier, il faut demander le dossier social étudiant (DSE), disponible sur le site du CROUS. Vous aurez alors à fournir plusieurs justificatifs (avis fiscal de vos parents ainsi que le vôtre, en cas de déclaration séparée ; fiche de situation familiale ; relevé d’identité bancaire ; éventuellement un chèque de 4€ si vus n’avez pas réglé les frais de dossier en ligne etc).
Son montant annuel peut atteindre 6 335 €. Il est possible de cumuler de cette bourse et les aides suivants :
À noter que si vous allez étudier à l’étranger (dans un pays du Conseil de l’Europe, à savoir les 28 États membres de l’UE + 19 autres pays), vous continuerez à percevoir votre bourse, comme en France, sans avoir à remplir de conditions supplémentaires.
L’aide aux mérite est destinée à l’étudiant boursier ayant obtenu une mention Très bien au baccalauréat. En fonction de sa situation, il peut prétendre à une aide estimée à 900€ par an.
Il peut bénéficier de cette aide jusqu’à l’âge de 28 ans, sauf cas d’exception.
La Bourse Talents (anciennement allocation pour la diversité dans la fonction publique) s’adresse aux étudiants préparant un concours de la fonction publique. Il n’y pas d’âge limite pour en bénéficier. Son montant s’élève à 4.000€, pour un an maximum.
Il est possible de bénéficier d’une bourse afin de financer une partie d’un séjour universitaire à l’étranger. La bourse Erasmus est adressée à la fois aux étudiants qui étudient dans un établissement étranger et aux étudiants qui effectuent un stage à l’étranger.
Pour être éligible, il faut :
Il faut faire la demande auprès du bureau des relations internationales de son établissement. L’étudiant aura ainsi accès à la liste des établissements partenaires.
Le montant de la bourse Erasmus+ peut atteindre 786 €.
Depuis la rentrée universitaire 2007, une prime (ou aide à la mobilité) pour l’étudiant en Master est attribuée à tout étudiant boursier, qui en fait la demande. Elle s’élève à 1.000€. Elle est destinée à l’étudiant titulaire d’une licence, qui souhaite faire son Master dans une région différente de celle où la licence a été obtenue.
Vous souhaitez étudier à l’étranger ? L’aide à la mobilité internationale est destinée aux étudiants qui partent à l’étranger pour suivre une formation de l’enseignement supérieur. Elle convient aussi tout à fait aux étudiants qui désirent effectuer un stage à l’étranger.
Sauf exceptions, elle est accessible aux étudiants jusqu’à l’âge de 28 ans. Son montant est de 400 € par mois pour l’année universitaire 2024-2025.
Le CROUS propose, à travers le fonds national d’aide d’urgence, une aide financière exceptionnelle. Elle s’adresse aux étudiants traversant des difficultés financières. Elle peut prendre deux formes :
Pour bénéficier de cette aide, il faut être âgé de moins 35 ans au 1er septembre de l’année pour laquelle l’aide est demandée. Cette condition ne s’applique pas aux étudiants en situation de handicap, reconnus par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapés.
Pour les étudiants en situation de précarité, certaines communes mettent en place une aide financière : le revenu minimum étudiant (RME). Les conditions d’attribution sont fixées par chaque ville. Les demandes de RME doivent être adressées à la mairie ou au centre communal d’action sociale (CCAS).
Pour pallier le manque de restaurants universitaires dans certaines zones, le Cnous lance la carte prépayée étudiante en février 2025. Ce dispositif offre une aide financière aux étudiants contraints de se nourrir hors des structures du Crous. En métropole, les boursiers recevront 40 € par mois et les non-boursiers 20 €, tandis qu’en Outre-mer, ces montants seront majorés de 10 €. Cette carte virtuelle, utilisable via une application mobile, servira uniquement à l’achat de denrées alimentaires dans des commerces partenaires, garantissant un accès facilité à une alimentation équilibrée.
La SNCF offre des tarifs réduits aux étudiants et apprentis. Pour les TER notamment, il est possible de bénéficier d’un abonnement préférentiel pour voyager entre le domicile et le lieu d’études.
En outre, la carte Avantage Jeune (qui coûte 50€), faite pour les 12-27 ans, ouvre la voie aux réductions sur les trains (TGV, TER, Intercités). À cela s’ajoute des réductions sur des destinations européennes.
Créé en 2017, le forfait étudiant, permet aux usagers concernés de profiter simultanément des dispositifs de réduction régionaux et nationaux.
Si vous avez moins de 26 ans, sachez que vous pouvez bénéficier d’un abonnement au forfait annuel Forfait Navigo Imagine R Étudiant. Son coût est de 374,40€ par an.
Si vous êtes en insertion professionnelle, vous avez accès (sous certaines conditions) aux chèques de mobilité. Ces chèques sont aussi adressés aux demandeurs d’emploi, âgés de 16 à 26 ans et habitant en Île-de-France. Il s’obtient avec prescription de la part d’une Mission locale. Leur coût est estimé à 4 ou 8€ et sont destinés à l’achat de billets plein tarif réduits. Si vous êtes en formation, la gratuité de votre titre de transport (pendant la durée de votre formation) est aussi une option possible.
Enfin, les chômeurs franciliens, titulaires de l’Allocation de solidarité spécifique peuvent prétendre au forfait “Solidarité transports”.
La gratuité des transports est également une aide offerte par certains départements ou régions. Elle est attribuée, sous conditions, aux demandeurs d’emploi. En cas de contrôle, il est recommandé d’avoir toujours sur soi un justificatif de situation.
En ce qui concerne le permis de conduire, les jeunes âgés de 16 à 25 ans peuvent toucher une aide. Il s’agit d’un financement plus connu sous le nom de “permis à un euro par jour”, car ses mensualités sont limitées à 30€ par jour.
Pour les plus précaires, il est possible d’obtenir une bourse au permis de conduire, versée par les collectivités locales. En outre, France Travail offre aux demandeurs d’emploi la possibilité de passer le permis de conduire B. Seule condition : il faut que l’absence de permis constitue un obstacle à l’embauche. Ce financement de 1.200€ est versé directement à l’auto-école du demandeur, en trois fois, via virement. Les justificatifs doivent être fournis au plus tard 12 moins suivant l’attribution de l’aide.
À noter que depuis le 1er janvier 2019, tout apprenti d’au moins 18 ans peut bénéficier d’une aide de 500€ afin de passer son permis de conduire. Elle est octroyée par les centres de formation des apprentis (CFA).
L'aide sociale à l'enfance s'organise en trois volets : - Un programme de sensibilisation destiné à informer les personnes concernées par des mineurs en danger ou qui risquent de l'être. Il s'agit de missions préventives à l'encontre des mineurs et de leurs familles ; - Un signalement à l'autorité judiciaire ; - La mise en place d'une action sociale (protection de l'enfance, soutien matériel, éducatif et psychologique etc) visant à pourvoir aux besoins des mineurs concernées, qu'il s'agisse d'enfants placés ou de jeune majeurs. Il existe deux types d'action : - l’aide à domicile met en place des interventions à domicile ainsi que des aides financières. - la prise en charge matérielle correspond à des mesures de placement en dehors du milieu familial. C'est en cela que les aides sociales à l'enfance dépendent des pouvoirs administratifs et judiciaires.
L’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) est un dispositif du département, régi par l'article L. 221-1 al.1 Code de l’Action Sociale et des Famille). Il relève de l’autorité du président du conseil général.
L'accueil provisoire d'un mineur est mis en place suite à la demande des détenteurs de l'autorité parentale. Il s'agit d'une mesure administrative permettant la prise en charge des mineurs au titre de l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance).
Le rôle de la protection de l'enfance est de garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l'enfant : - soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social - préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation.
Les foyers de l’enfance accueillent les mineurs en difficulté ou en danger, qui ont été confiés par leur famille ou par mesure judiciaire, au service de l'Aide Sociale à l'Enfance. Le placement en foyer de l'enfance sert à assurer, la sécurité, la santé, l'éducation et le développement social et culturel.