La crise sanitaire a considérablement touché le secteur du spectacle. Au départ 30 millions d’euros étaient prévus pour aider ce secteur d’activité au 1er septembre 2021, mais compte tenu de la situation, le Gouvernement a accepté 20 millions supplémentaires de fonds d’ urgence. Mes Allocs vous explique tout sur les aides intermittent du spectacle.
Les intermittents du spectacle qui arrivent en fin de droits de l’assurance chômage depuis le 1er mars 2020 peuvent ainsi bénéficier de ce que le Gouvernement appelle l’année blanche.
L’année blanche a pour objectif de prolonger le versement mensuel des indemnités chômage, chômage partiel. Et cela jusqu’au 31 août 2021..
Les professionnels du métier (artistes ou techniciens intermittents du spectacle) ne sont donc plus dans l’obligation d’avoir une activité partielle de 507 heures sur les 12 derniers mois de l’année pour bénéficier de l’allocation.
À noter : compte tenu du mécontentement du secteur culturel, le Gouvernement a obtenu 4 mois supplémentaires pour bénéficier de cette mesure. Donc en vigueur jusqu’au 31 décembre 2021.
En revanche, à partir du 1er janvier 2022. Les intermittents du spectacle auront à nouveau l’obligation de justifier d’au moins 507 heures de travail pour ouvrir de nouveaux droits au chômage. Mais la période d’affiliation sera prolongée à 12 mois, cela dans la limite de la dernière ouverture de vos droits.
Les intermittents du spectacle disposent d’une procédure d’actualisation spécifique. Qui leur permet de détailler par contrat :
Vous n’avez rien à envoyer au titre de votre activité d’intermittent du spectacle. Les employeurs transmettent directement les attestations d’employeur mensuelles (AEM) et les déclarations uniques et simplifiées (DUS). Ne les envoyez pas. Si celles-ci sont nécessaires, elles vous seront réclamées par Pôle emploi.
L’aide étant prolongée jusqu’au 31 décembre 2021 comme l’a annoncé le Ministère de la Culture, 3 nouveaux dispositifs de sécurité représentant des millions d’ euros pour le Gouvernement a été mis en place :
Toujours dans le but de venir en aide aux intermittent. Le ministres de la culture a mis en place 3 dispositifs d’aide à l’emploi. Vont bénéficier de moyens complémentaires à hauteur de 30 millions d’euros, à savoir :
Des mesures spécifiques ont été mises en place pour les jeunes. Pour ceux qui commencent leur carrière, une aide exceptionnelle leur sera ainsi accordée dès le mois de septembre.
En 2022, les intermittents de moins de 30 ans devront avoir travaillés 338 heures pour bénéficier de l’assurance-chômage. Contre les 507 heures en vigueur pour les plus de 30 ans. Enfin, des offres d’emploi spécifiques seront mises en ligne sur « 1 jeune 1 solution » et 3 000 contrats aidés seront réservés aux moins de 26 ans travaillant dans la culture.
Les indemnités journalières maladie et maternité des intermittents du spectacle peuvent être versées, mais certaines conditions d éligibilité sont à respecter.
Au même titre que les autres contribuables, les professionnels peuvent bénéficier de l’année blanche pour l’impôt sur leurs revenus 2018. L’année blanche concerne les bénéfices (BIC, BNC, BA) et toutes les rémunérations perçues en 2018 entrant dans le cadre de l’article 62 du CGI (Code général des impôts).
Ce sont notamment :
Si votre bénéfice réalisé en 2018 est supérieur au plus élevé des bénéfices des 3 dernières années. L’excédent sera considéré comme un revenu exceptionnel et sera donc imposé au titre de 2018.
En revanche, une régularisation ultérieure pourra être accordée dans deux cas :
Les intermittents du spectacle ayant épuisé leurs droits à l'assurance chômage depuis le 1er mars 2020 peuvent profiter de cette “année blanche”. L'année blanche consiste à prolonger automatiquement le versement mensuel de leur indemnité chômage. Et cela, jusqu'au 31 août 2021.
Un intermittent gagne en moyenne 2.322 euros par mois (2.590 euros pour un technicien et 2.020 euros pour un artiste)
Une année blanche d'un point de vue fiscal correspond à une année 2018 où l'ensemble des revenus ne seront pas imposés.
Si vous avez perçu ce type de revenus en 2018, il faut donc que vous les déclariez, dans le cadre de l'année fiscale blanche comme revenus exceptionnels dans votre déclaration de revenus, en case « 1AX ».
Pour déterminer le salaire de référence, il faut calculer le total brut des salaires touchés sur le nombre de mois travaillés puis diviser cette somme par le nombre de cachets.