L’allocation veuvage est une aide financière octroyée temporairement au conjoint survivant. Cette prestation n’est accessible qu’aux couples mariés et n’est pas accordée aux conjoints pacsés, en concubinage ou remariés. Ainsi, en cas de multiples mariages, l’allocation veuvage est versée à la dernière épouse du défunt.
L’allocation veuvage peut être accordée sous plusieurs conditions :
L’unique condition concernant le défunt ou la défunte est qu’il/elle ait cotisé au moins 3 mois à l’assurance vieillesse au cours des 12 mois précédant son décès. Par ailleurs, ni les circonstances, ni les causes du décès ne sont pas prises en compte pour l’attribution de l’allocation veuvage.
Concernant l’année 2025, le montant de l’allocation veuvage s’élève à 713,17 € maximum. Cette somme peut être réduite selon le montant des ressources que vous percevez (allocation, formation rémunérée, etc.) ou si vous reprenez une activité professionnelle. Les ressources prises en compte sont :
En revanche, les allocations familiales, l’Aide Personnalisée au Logement (APL), l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) ne sont pas intégrées dans le calcul de vos ressources. Ainsi, si le montant de vos ressources additionné à l’allocation veuvage dépasse sur 3 mois le plafond de 2 674,3875 €, alors l’allocation est réduite de manière à ne pas dépasser ce plafond.
Pour percevoir la prestation, vous devez formuler votre demande auprès de la caisse de retraite de votre conjoint décédé. C’est le formulaire cerfa n°12098*04 pour le régime général ou le formulaire cerfa 14954*01 si vous dépendez de la Mutualité Sociale Agricole (MSA) qui est à adresser dans les 2 ans suivant le premier jour du mois du décès.
Vous devez fournir des pièces justificatives à votre dossier lors de la demande, soit :
Lorsque la demande est acceptée par l’organisme, le point de départ du versement dépend de la date à laquelle vous avez effectué votre demande :
Pour les demandeurs de moins de 50 ans, l’aide vous est versée chaque mois durant 2 ans maximum suivant le jour du mois du décès. Pour ceux qui ont moins de 50 ans à la date de décès du conjoint, il est possible de la toucher jusqu’à 55 ans. Ensuite, c’est la pension de réversion qui est attribuée.
La pension de retraite correspond à une part de la retraite complémentaire d’un salarié ou retraité décédé. Cette allocation est versée à un ou plusieurs bénéficiaires, appelés ayants droit :
La pension de réversion de la retraite complémentaire est attribuée sans condition de ressources. De plus, la pension de réversion peut être versée sans condition d’âge peu importe la date de décès lorsque l’ayant droit a 2 enfants à charge au moment du décès, ou s’il est en situation d’invalidité.
Pour être éligible à la pension de réversion, vous devez respecter les conditions suivantes :
L'allocation veuvage est réservée aux seuls conjoints mariés. L'aide n'est pas versée aux conjoints divorcés, remariés, pacsés ou vivant en concubinage.
Si l'ex-conjoint décédé s'est remarié, la pension de réversion est alors partagée entre le veuf ou la veuve (conjoint au moment du décès) et l'ex-conjoint.
Les femmes veuves peuvent bénéficier d'une allocation de veuvage, une retraite de réversion des régimes complémentaires, etc.
Le capital décès est versé en priorité, aux personnes qui, au jour du décès, étaient à la charge effective, totale et permanente de l'assuré. Il s'agit notamment du conjoint ou du partenaire de PACS, des enfants et ascendants. Ces bénéficiaires sont dits “prioritaires”.
En tant que conjoint survivant divorcé, vous pouvez bénéficier de la pension de réversion de votre ex-conjoint, sous réserve de remplir les conditions d'attribution, qui varient selon le ou les régimes de retraite auxquels votre conjoint était affilié.
L'ex-conjoint doit vivre seul : s'il est remarié, pacsé ou en concubinage, il n'a pas le droit à la pension. L'ex-conjoint ne doit pas bénéficier de droits sur la pension de réversion de son dernier conjoint.