L’allocation pour demandeur d’asile (ADA) est une aide sociale qui est versée aux personnes en attente d’une décision sur leur demande d’asile en France. Ce dispositif a pour objectif de garantir un minimum de ressources aux demandeurs d’asile pendant la durée de leur procédure. Mais quelles sont les conditions pour en bénéficier ? Quelles démarches faut-il effectuer ? Dans cet article, on répond à toutes vos questions et on vous aide à y voir plus clair.
En France, de nombreuses aides pour les étrangers sont mises en place. L’allocation pour demandeur d’asile (ADA) est notamment une aide financière versée aux personnes qui ont déposé une demande d’asile en France. Cette allocation a un objectif principal, celui de garantir un niveau de vie décent à toutes ces personnes pendant la durée de gestion de leur demande.
L’ADA vise donc à assurer les besoins fondamentaux de chacun comme l’alimentation, le logement, les soins médicaux et les besoins quotidiens.
En d’autres mots, l’allocation pour demandeur d’asile est un dispositif d’accueil et de soutien. L’ADA est un filet de sécurité qui permet aux demandeurs d’asile de subvenir à leurs besoins essentiels pendant l’examen de leur demande.
L’allocation pour demandeur d’asile s’adresse aux personnes majeures qui ont déposé une demande d’asile en France. Mais pour y avoir droit il ne suffit pas d’avoir 18 ans, d’autres conditions sont à remplir.
Pour en bénéficier, il faut remplir les conditions suivantes :
L’ADA est versée sous forme de mensualités.
Le montant de l’allocation pour demandeur d’asile est calculé en fonction de la composition du foyer et de la situation matrimoniale du demandeur. Mais ce n’est pas tout, le montant varie aussi en fonction de la présence ou non d’un hébergement. En effet, un montant supplémentaire est accordé aux personnes qui n’ont pas d’hébergement.
Taille de la famille | Montant journalier | Montant journalier ET montant supplémentaire |
1 personne | 6,80 € | 14,20 € |
2 personnes | 10,20 € | 17,60 € |
3 personnes | 13,60 € | 21,00 € |
4 personnes | 17,00 € | 24,40 € |
5 personnes | 20,40 € | 27,80 € |
6 personnes | 23,80 € | 31,20 € |
7 personnes | 27,20 € | 34,60 € |
8 personnes | 30,60 € | 38,00 € |
9 personnes | 34,00 € | 41,40 € |
10 personnes | 37,40 € | 44,80 € |
L’allocation pour demandeur d’asile est versée mensuellement par virement bancaire.
Il est donc très important pour le bénéficiaire de fournir un RIB valide à l’organisme chargé de verser l’allocation. Cet organisme est l’OFII. Mais, votre demande d’ADA est à réaliser lors de votre passage en préfecture (guichet unique). Même si exceptionnellement elle peut être faite auprès de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
De plus, tout changement de situation doit être signalé le plus rapidement possible à l’OFII. Ces informations à changer rapidement sont les suivantes :
C’est très important car sinon le bénéficiaire se risque à des interruptions de versement.
Certaines personnes peuvent ne pas avoir de compte bancaire. Dans ces cas-là, des modalités de versement en espèces peuvent être envisagées.
La durée de versement de l’allocation pour demandeur d’asile est liée à l’évolution de la procédure d’asile.
L’allocation ADA prend fin le mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire prend fin. Si la demande d’asile est acceptée, l’allocation cesse d’être versée à partir du mois suivant la décision favorable. En cas de refus, le versement s’arrête au mois suivant la notification de refus.
Mais comme nous l’avons dit précédemment, une aide financière peut être toujours versé en cas de demande de recours.
La réponse est non. En effet, l’ADA est exonérée d’impôt sur le revenu.
Les bénéficiaires de l’allocation demandeur d’asile ne sont donc pas tenus de déclarer l’allocation dans leur déclaration de revenus.
Pour bénéficier de l’allocation pour demandeur d’asile, plusieurs étapes sont nécessaires.
Premièrement, il faut déposer une demande d’asile auprès des autorités compétentes.
Lorsque la demande sera enregistrée, l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) prendra contact avec le demandeur pour lui informer des modalités. L’OFII lui dira quels sont les documents à fournir. Ces pièces justificatives sont les suivantes :
Pour pas que le dossier ne traîne, le demandeur doit répondre aux sollicitations de l’OFII le plus rapidement possible.
Ensuite, le demandeur doit accepter les conditions d’hébergement proposées par l’OFII. Sinon, le demandeur ne pourra pas bénéficier du montant le plus élevé de l’ADA.
En cas de refus de la demande d’asile, le demandeur n’a plus droit à l’allocation demandeur d’asile. En effet, ce refus entraîne l’arrêt immédiat du versement de l’ADA.
Le bénéficiaire reçoit une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Attention, le demandeur a le droit de déposer un recours contre la décision de refus. Sous certaines conditions, le demandeur pourra continuer à bénéficier d’une aide financière pendant le traitement du recours. Malheureusement, cette aide financière sera inférieure à l’ADA et ses conditions d’attribution sont très restrictives.
Le renouvellement de l’ADA est une étape importante pour maintenir les droits sociaux du demandeur.
Une fois que la période initiale de versement est terminée, le demandeur devra effectuer une demande de renouvellement auprès de l’OFII.
Nous conseillons fortement au demandeur d’anticiper cette démarche pour pas qu’il ne subisse d’arrêts de versement. Il est crucial d’anticiper cette démarche. Les documents à fournir pour ce renouvellement peuvent varier en fonction de la situation personnelle du demandeur.
De plus, il est très important de justifier d’une participation aux actions d’insertion proposées par l’OFII.
Pour bénéficier de l’ADA, les demandeurs doivent respecter certaines obligations.
En effet, les bénéficiaires doivent suivre les obligations suivantes :
Le non-respect de ces obligations peut entraîner la suspension ou la suppression de l’ADA pour le bénéficiaire.
Le non-respect des obligations de l’ADA peut entraîner de graves conséquences.
En effet, l’Office français de l’immigration et de l’intégration peut décider de suspendre ou de supprimer l’allocation en cas de manquement répété ou grave aux obligations.
Les sanctions peuvent aller de la simple mise en garde à la radiation définitive des listes de bénéficiaires.
Le retrait de l’ADA est une mesure exceptionnelle qui intervient en cas de manquements graves et répétés aux obligations du bénéficiaire.
Les motifs de retrait peuvent être multiples et ils vont varier selon les situations. Mais parmi les cas les plus fréquents, on peut citer les exemples suivants :
L’ADA peut être suspendue par l’OFII pour plusieurs raisons. Les cas de suspension les plus courants sont liés à un manquement aux obligations du bénéficiaire (comme pour le retrait vu précédemment). Ces raisons sont les suivantes :
De plus, tout changement de situation non déclaré à l’OFII peut entraîner la suspension immédiate de l’allocation.
La suspension ou le retrait de l’allocation pour demandeur d’asile peut heureusement être contestée.
Si le demandeur estime que la décision prise n’est pas justifiée, il a le droit au recours.
Pour cela, la première étape à suivre est d’écrire à l’OFII pour expliquer les raisons pour lesquelles la décision est contestée. Pour rédiger cette lettre, le demandeur peut solliciter l’aide d’une association.
Si la première étape n’aboutit pas, le demandeur a la possibilité de saisir le tribunal administratif.
Bon à savoir : vous n’avez pas de toit ? Sollicitez une demande d’hébergement d’urgence pour étranger !
Le montant de l'ADA dépend de la situation matrimoniale et de la composition de la famille du demandeur.
Tout dépend de sa situation (régulière ou irrégulière, réfugié etc.).
Le demandeur de l’allocation doit être majeur et titulaire d’une attestation de demande d’asile ou d’un titre de séjour délivré en qualité de bénéficiaire de la protection temporaire ou d’étranger victime de proxénétisme ou de traite des êtres humains.
Un demandeur d'asile peut bénéficier de conditions matérielles d'accueil comme un hébergement, une aide financière et des droits sociaux concernant le travail, la santé et l'éducation.