L’ASPA est versée au titre d’allocation pour les personnes âgées de 65 ans ou plus. Elle a pour objectif d’aider les personnes qui n’ont pas suffisamment cotisé à la caisse nationale de retraite. Cependant, si le bénéficiaire de l’allocation décède, il se peut que ses héritiers soient confrontés au remboursement de l’ASPA. Découvrez dans cet article les modalités de remboursement de l’ASPA par les héritiers.
Si vous êtes héritier d’un proche décédé qui bénéficiait de l’ASPA avant son décès, vous pouvez être contraint de rembourser les sommes attribuées au bénéficiaire au titre de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées. En effet, comme de nombreuses aides sociales, l’ASPA permet de soutenir financièrement les plus démunis. Mais au même titre que d’autres allocations, l’ASPA accordée constitue une avance financière, qui est donc récupérable sur la succession. De ce fait, au décès du bénéficiaire, un remboursement doit être effectué auprès de l’organisme qui a été chargé de verser l’ASPA. Mais tous les héritiers ne sont pas concernés par ce remboursement. On vous explique.
En tant qu’héritier, il vous sera demandé de rembourser l’ASPA attribuée à votre proche décédé, dans deux cas seulement :
Attention : dans le cas où la personne décédée a perçu un montant d’ASPA supérieur à celui qui lui était dû, un remboursement sera également exigé de la part des héritiers.
Vous l’aurez compris, si l’actif net de la succession ne dépasse pas 107 616 € (dans le cas d’une résidence en métropole) ou 150 000 € (dans le cas d’une résidence en Guadeloupe, Guyane, Martinique ou à La Réunion), les héritiers ne doivent pas rembourser l’ASPA.
Le remboursement de l’ASPA est effectué sur l’actif net de la succession. En ce sens, votre patrimoine personnel avant la succession ne peut aucunement être impacté par la récupération de l’ASPA sur la succession. Le calcul de l’actif net de la succession est le suivant :
Actif net de la succession = Valeur de l’ensemble des biens du défunt – Dettes personnelles du défunt (impôts, loyers, crédits, frais de séjour en maison de retraite, frais d’obsèque ..)
Pour connaître le montant d’ASPA qui devra être remboursé, et donc récupéré sur la succession, plusieurs éléments entrent en compte :
Bon à savoir : dans le cas d’un couple bénéficiant tous deux de l’ASPA, le montant maximum d’ASPA récupérable correspond à la moitié de la somme versée au couple.
Le dispositif de récupération sur succession de l’actif net de l’ASPA s’applique dans des conditions particulières en cas de décès d’une personne propriétaire d’au moins une exploitation agricole. En effet, le capital d’exploitation agricole et les bâtiments qui en sont indissociables sont exclus de la succession. Il en est de même pour l’habitation occupée comme résidence principale par le bénéficiaire de l’allocation et les membres de sa famille vivant à son foyer qui comprennent un mur mitoyen à un bâtiment d’exploitation agricole.
Ainsi, la récupération de l’ASPA ne pourra jamais être réalisée sur une exploitation agricole que vous recevez en héritage. Il ne vous sera donc jamais demandé de vendre cette exploitation agricole pour le remboursement de l’ASPA.
Deux cas sont possibles pour le remboursement de l’ASPA, selon si la succession est prise en charge par un notaire ou non.
Dans le cas où un notaire s’occupe de la succession, le remboursement de l’ASPA est directement récupéré sur la succession. En d’autres termes, cela signifie que le notaire procédera à une ponction financière sur la succession, avant de réaliser la répartition entre les différents héritiers. En tant qu’héritier, vous bénéficierez donc de votre quote-part de l’héritage seulement une fois que l’ASPA aura été remboursée à l’organisme payeur.
Dans le cas où la succession n’est pas assurée par un notaire, les héritiers doivent suivre des démarches spécifiques. D’abord, ils devront prendre contact avec l’organisme payeur pour connaître le montant exact de la dette. Ensuite, ils fourniront les justificatifs demandés, tels que les pièces d’identité, le certificat d’hérédité, le jugement de partage… Ensuite, un formulaire de remboursement sera à remplir et à adresser à l’organisme payeur. Puis, le paiement devra être effectué par chèque, par virement bancaire ou par prélèvement automatique. Il faudra également conserver les justificatifs de paiement pendant au moins 5 ans. Ces justificatifs serviront en cas de contrôle fiscal.
Les modalités de remboursement de l’ASPA sont les suivantes :
Si les héritiers ne sont pas d’accord avec la décision de l’organisme payeur, ils peuvent contester cette décision en suivant les voies de recours suivantes :
Découvrez nos astuces légales pour éviter le remboursement de l’ASPA !
Certaines aides sociales peuvent, au même titre que l’ASPA, être récupérées sur la succession avant que la répartition entre les héritiers n’ait lieu. C’est notamment le cas :
En revanche, la prestation de compensation du handicap (PCH), le revenu de solidarité active (RSA) et l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ne peuvent pas faire l’objet d’une récupération sur la succession.
L'ASPA encore nommée, minimum vieillesse, est récupérable par les caisses de retraite qui les versent seulement si le montant de l'actif net de la succession dépasse 107 616 € (si vous résidez en France métropolitaine) ou 150 000€ (si vous résidez en Guadeloupe, Guyane, Martinique ou à La Réunion)
L'aide sociale à l'hébergement (ASH) L'aide sociale à domicile. L'allocation de solidarité aux personnes âgées. L'allocation supplémentaire d'invalidité La récupération de l'aide sociales versées aux personnes handicapées.
L'allocation supplémentaire d'invalidité prend fin dès que vous atteignez 65 ans. C'est pourquoi vous devez déposer une demande d'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) environ 3 mois avant cet âge.
Le montant mensuel de l'ASPA est de 1 034,28 € pour les personnes seules et de 1 605,73 € pour les couples.
Certaines pensions versées aux retraités modestes sont exonérées d'impôt sur le revenu en totalité. L'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) ainsi que l'allocation supplémentaire d'invalidité (ASI) sont notamment non imposables.
Les personnes n'ayant jamais travaillé peuvent percevoir le minimum vieillesse, ou plutôt l'Aspa, à partir de 65 ans. Cette prestation n'est pas issue des cotisations mais financée par le Fonds de solidarité vieillesse (FSV).