Le chômage et la retraite peuvent coexister sous certaines conditions. Ces conditions précisent quand les périodes de chômage sont effectivement prises en compte pour valider des trimestres et vous permettre de partir à la retraite à l’âge légal. Mes Allocs vous explique tout.
Une période de chômage peut être prise en compte dans le calcul de la retraite, sous certaines conditions.
Deux régimes sont concernés : le régime de base, qui repose sur la validation de trimestres d’assurance-vieillesse, et le régime complémentaire, qui attribue des points de retraite complémentaire.
Il est également important de différencier la première période de chômage non indemnisé des suivantes. Cette première période, qui survient une seule fois dans une carrière – par exemple avant un premier emploi ou après une cessation involontaire de travail sans droit à l’indemnisation – peut être validée pour la retraite, dans la limite de six trimestres. Les périodes de chômage non indemnisé suivantes permettent quant à elles de valider jusqu’à quatre trimestres, à condition qu’elles suivent immédiatement une période de chômage indemnisé.
Les périodes de chômage indemnisé ouvrent des droits à la retraite en permettant la validation de trimestres pour le régime de base ainsi que l’attribution de points pour la retraite complémentaire. En revanche, le chômage non indemnisé ne permet pas d’acquérir de points de retraite complémentaire.
Même si le chômage est pris en compte dans le calcul de la durée d’assurance retraite, il n’augmente pas directement le montant de la pension. Cependant, les trimestres validés sont essentiels pour atteindre le nombre requis permettant de bénéficier d’une retraite à taux plein.
Les périodes de chômage indemnisé permettent de valider des trimestres pour la retraite de base. Depuis 1980, un assuré peut valider jusqu’à 4 trimestres par an, à condition de percevoir l’une des allocations suivantes :
Chaque période de 50 jours d’indemnisation permet de valider 1 trimestre. Ces trimestres sont automatiquement pris en compte par l’Assurance retraite, sans démarche spécifique.
En plus de la retraite de base, les organismes de retraite complémentaire Agirc-Arrco attribuent des points si la période indemnisée suit une période cotisée.
Enfin, les trimestres validés pour chômage indemnisé peuvent être pris en compte dans le cadre d’un départ anticipé pour carrière longue.
Les périodes de chômage non indemnisé peuvent également être prises en compte, sous certaines conditions :
Pour les périodes de chômage non indemnisé suivantes, elles sont comptabilisées uniquement si elles suivent immédiatement une période de chômage indemnisé. Elles sont alors limitées à 4 trimestres, sauf si l’assuré remplit toutes ces conditions :
Dans ce cas, la période de chômage non indemnisé peut être prise en compte jusqu’à 5 ans. Cependant, si l’assuré reprend une activité, cela peut interrompre la validation des trimestres s’il ne retrouve pas ensuite des droits au chômage indemnisé.
Les trimestres validés pour chômage indemnisé ou non indemnisé sont pris en compte dans le calcul du nombre total de trimestres requis pour une retraite à taux plein. Toutefois, ils n’augmentent pas directement le montant de la pension, car ils ne génèrent pas de cotisations supplémentaires.
En revanche, pour la retraite complémentaire Agirc-Arrco, seules les périodes de chômage indemnisé permettent d’accumuler des points. Ces points influencent le montant total de la retraite complémentaire.
Le chômage partiel (activité réduite avec indemnisation par l’employeur) peut avoir un impact sur la retraite. En effet :
Ainsi, les travailleurs à temps partiel ou en chômage partiel prolongé risquent de voir leur nombre de trimestres validés réduit et leur retraite complémentaire diminuée.
Oui, il est possible de passer directement du chômage à la retraite, mais sous certaines conditions. Lorsque l’assuré atteint l’âge légal de départ à la retraite (actuellement 62 ans), Pôle Emploi cesse de verser ses allocations si le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein est atteint.
Si ce n’est pas le cas, il est possible de prolonger l’indemnisation chômage jusqu’à obtenir le nombre de trimestres manquants, sous certaines conditions :
Toutefois, l’indemnisation ne peut pas dépasser 67 ans, âge auquel l’assurance chômage cesse définitivement les paiements.
Le chômage n’a pas d’impact sur l’âge légal de départ en retraite, mais il peut influencer l’accès au taux plein.
Les trimestres validés pour le chômage sont comptabilisés dans la durée d’assurance, mais n’augmentent pas le montant de la pension.
La retraite progressive permet à un assuré de percevoir une partie de sa pension tout en continuant à travailler à temps partiel.
En cas de chômage partiel ou d’interruption d’activité, il est possible de :
Toutefois, le chômage peut entraîner une baisse du montant final de la pension, car les périodes non cotisées ne génèrent pas de nouveaux droits. L’option de retraite progressive doit donc être bien étudiée pour éviter une baisse des revenus après l’arrêt total de l’activité.
Le départ en retraite ne se fait pas automatiquement : il est nécessaire d’en faire la demande. Il est recommandé d’entamer les démarches environ cinq mois avant la date souhaitée via le site lassuranceretraite.fr. Grâce au service en ligne « Demander ma retraite », une seule demande suffit pour l’ensemble des régimes de retraite, qu’ils soient de base ou complémentaires.
Oui, un retraité peut s’inscrire à France Travail, mais cela dépend de sa situation. S’il souhaite reprendre une activité professionnelle pour compléter ses revenus ou rester actif, il doit justifier d’une recherche d’emploi active. Toutefois, s’il a épuisé ses droits à l’assurance chômage, il ne percevra pas d’allocations. En revanche, si des droits à l’indemnisation restent ouverts, il pourra cumuler sa pension de retraite avec ses allocations chômage sous certaines conditions. Le cumul emploi-retraite est également une option, permettant de travailler tout en touchant sa pension.
Pour limiter l’impact du chômage sur votre retraite, il est essentiel de valider un maximum de trimestres en reprenant une activité dès que possible. Vérifiez vos droits auprès de votre caisse de retraite et explorez le rachat de trimestres pour combler d’éventuelles lacunes. Le cumul emploi-retraite peut aussi être une solution pour améliorer votre pension en continuant à cotiser après l’âge légal de départ.
Il est possible de valider des trimestres de retraite pendant une période de chômage sous certaines conditions.
Les périodes de chômage non indemnisé antérieures à 1980 permettent d'acquérir jusqu'à 4 trimestres de retraite par an. Après 1980, la première période de chômage involontaire et non indemnisé permet également de valider jusqu'à 4 trimestres dans la limite d'une année.
Les périodes de chômage indemnisé antérieures à 1980 permettent d'acquérir jusqu'à 4 trimestres de retraite par an. Pour les périodes de chômage indemnisé après 1980, il est possible de valider jusqu'à 4 trimestres dans une année lorsque l'assuré perçoit au moins une allocation comme l'ARE ou encore l'ASP.
Les périodes de chômage peuvent être considérées comme des périodes de cotisation par les organismes de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Plusieurs conditions doivent être remplies.
Une période de chômage pendant laquelle vous bénéficiez d'une indemnité de Pôle Emploi est prise en compte par l'Assurance retraite de la Sécurité sociale. Ainsi, cette période sans emploi contribue à allonger votre durée d'assurance retraite.
Pôle Emploi impose une limite d'âge pour l'indemnisation, fixée à 67 ans, quelle que soit votre situation. Ainsi, il est important d'anticiper le chômage en fin de carrière pour éviter de se retrouver sans allocations.