Le divorce entraîne une série de conséquences complexes touchant à la fois les aspects financiers, familiaux, personnels et émotionnels des conjoints. Mes Allocs vous détaille tout sur les conséquences du divorce.
Durant le mariage, les époux sont tenus à la fidélité, à l’assistance mutuelle, et à maintenir une communauté de vie. Cependant, une fois divorcés, ces obligations cessent. Le devoir de communauté de vie est suspendu dès l’Ordonnance de non-conciliation. Pour plus de détails sur les différentes étapes d’un divorce, veuillez consulter notre page dédiée à la Procédure.
Pendant le mariage, même en cas de séparation de fait, il est interdit aux époux d’entamer une procédure de remariage sous peine de bigamie. En revanche, une fois divorcés, ils sont libres de se remarier immédiatement après, à condition que le jugement de divorce soit devenu définitif (délai d’appel écoulé). Conformément à la Loi du 26 mai 2004, l’épouse n’est plus soumise au délai de viduité de 300 jours.
Durant le mariage, les époux sont liés, par alliance, aux parents de leur conjoint. Toutefois, une fois divorcés, ce lien est rompu, bien que les ex-époux restent interdits de mariage avec les parents de leur ancien conjoint.
En vertu du mariage, chaque époux a la possibilité d’utiliser le nom de famille de son conjoint comme nom d’usage, en complément ou en remplacement de son propre nom. Après le divorce, l’utilisation du nom de l’ex-conjoint n’est possible que si celui-ci donne son accord ou si le juge l’autorise pour des raisons particulières, comme par exemple une reconnaissance professionnelle.
Les biens des époux sont répartis en fonction du régime matrimonial qu’ils ont choisi au début de leur mariage, que ce soit la communauté universelle, la communauté légale réduite aux acquêts ou la séparation de biens. Dans ce processus, des récompenses ou des créances peuvent être prises en compte entre les époux si des échanges de valeur ont eu lieu entre leurs biens respectifs. Par exemple, si l’un des conjoints a utilisé ses biens propres pour rembourser une dette personnelle de l’autre conjoint. En principe, chaque époux récupère ses biens propres et reçoit une part des biens communs.
Les donations de biens à venir sont automatiquement révoquées lors du divorce. Ce dernier met également fin à toute vocation successorale entre les époux. En ce qui concerne le sort du logement familial, plusieurs scénarios sont envisagés : si les époux sont co-titulaires du bail, la décision revient au juge, qui peut attribuer le logement à l’un des conjoints en tenant compte des intérêts sociaux et familiaux. Si le logement est un bien commun, l’un des époux peut demander une attribution préférentielle, moyennant une compensation financière à son conjoint. Enfin, si le logement appartient à l’un des époux, ce dernier conserve la propriété, mais le juge peut accorder un bail au conjoint, sous réserve que ce dernier exerce l’autorité parentale et que les enfants résident habituellement dans le logement.
Lors d’une procédure de divorce, l’un des conjoints peut faire face à une réduction significative de ses revenus. Pour remédier à cette situation, la prestation compensatoire, également appelée “indemnité compensatoire”, est instituée afin de rétablir un équilibre financier après la séparation. Énoncée aux articles 270 et suivants du Code civil, cette mesure vise à venir en aide à l’époux ou à l’épouse dont le divorce impacte considérablement les ressources, se distinguant ainsi de la pension alimentaire. Il est important de noter que cette indemnité est qualifiée d'”indemnité compensatoire” et non de “pension compensatoire”.
De plus, il convient de souligner que le montant de la prestation compensatoire peut être déterminé soit par une décision judiciaire, soit par un accord conventionnel entre les époux. Cette assistance financière peut être accordée dans deux contextes spécifiques : lors d’un divorce par consentement mutuel, sans recours à une procédure judiciaire, ou dans le cadre d’une procédure contentieuse de divorce, que ce soit pour altération définitive du lien conjugal, faute, ou acceptation du principe de la rupture du mariage.
La prestation compensatoire octroyée lors d’un divorce prend généralement la forme d’un capital, qui peut être versé en une ou plusieurs fois sur une période maximale de 8 ans. Cependant, d’autres formes d’assistance financière peuvent être envisagées, telles que la transmission de biens mobiliers ou immobiliers, des droits de propriété, d’habitation ou d’usage, voire une rente viagère dans certains cas. La forme exacte est déterminée par la convention ou le jugement en vigueur.
Le calcul du montant de la prestation compensatoire “divorce” repose sur plusieurs facteurs, et pas uniquement sur les revenus de l’époux(se) débiteur. Selon l’article 271 du Code civil, les éléments suivants sont pris en considération :
Lors d’un divorce, des dommages et intérêts peuvent être réclamés dans certains cas, notamment lorsque le divorce est prononcé pour faute. Si l’un des conjoints a causé un préjudice à l’autre par son comportement fautif, tel qu’un adultère, des violences conjugales, ou tout autre manquement grave aux devoirs et obligations du mariage, l’époux innocent peut demander des dommages et intérêts en réparation du préjudice subi. Ces dommages et intérêts peuvent couvrir divers aspects, tels que les souffrances morales, les pertes financières ou patrimoniales, et d’autres préjudices découlant de la faute commise.
La demande de dommages et intérêts doit être justifiée et étayée par des preuves lors de la procédure de divorce, et c’est au juge des affaires familiales de décider s’ils doivent être accordés et à quel montant.
L’autorité parentale persiste après le divorce, cependant, la résidence habituelle des enfants doit être déterminée. En l’absence d’accord entre les conjoints, le juge prend la décision quant à la résidence habituelle des enfants. Deux possibilités peuvent se présenter : soit la résidence est établie chez l’un des parents, auquel cas le juge définit les modalités du droit de visite et d’hébergement pour l’autre parent. Soit une résidence alternée est instaurée, où l’enfant réside alternativement chez chacun des parents.
Après le divorce, les ex-époux conservent tous deux l’autorité parentale. Les modalités d’exercice de cette autorité, telles que le droit de visite ou la résidence alternée, sont déterminées soit par un accord mutuel entre les parents, soit par décision judiciaire en cas de désaccord.
La pension alimentaire, souvent évoquée lors des procédures de divorce, est une contribution financière destinée à subvenir aux besoins d’un enfant ou parfois d’un conjoint après la dissolution du mariage. Son but est d’assurer un niveau de vie similaire à celui qu’ils avaient pendant le mariage, notamment en ce qui concerne les besoins essentiels tels que l’alimentation, l’éducation, les soins de santé et le logement. La fixation du montant de la pension alimentaire dépend de plusieurs facteurs, tels que les revenus des parents, les besoins de l’enfant, les éventuels accords entre les parties ou les décisions du tribunal. En général, la pension alimentaire est versée périodiquement, généralement mensuellement, et peut être ajustée en fonction des changements de situation financière des parties ou des besoins de l’enfant.
Contrairement à une idée reçue, le fait d’être celui qui demande le divorce ne veut pas dire qu’on est immunisé face aux conséquences de la procédure.
En effet, celui qui initie la demande peut tout à fait se voir attribuer une prestation compensatoire s’il a un niveau de vie inférieur à celui de son ex-conjoint après le divorce. Ou à l’inverse, il peut être dans l’obligation d’en verser une si son niveau de vie est supérieur.
De plus, les frais de procédure sont à la charge de celui qui les a engagés même si le divorce est prononcé en sa faveur.
Un divorce est une séparation des deux époux. Les biens sont partagés via les différentes procédures.
En fonction du type de procédure de divorce choisi, un divorce peut prendre entre 2 mois et plusieurs années.
Les biens des époux sont répartis en fonction du régime matrimonial qu'ils ont choisi au début de leur mariage, que ce soit la communauté universelle, la communauté légale réduite aux acquêts ou la séparation de biens.
Il n'existe pas de méthode de calcul universelle pour déterminer l'indemnité compensatoire, mais cela prend en compte les revenus des deux époux.
Si l'un des conjoints a causé un préjudice à l'autre par son comportement fautif, tel qu'un adultère, des violences conjugales, ou tout autre manquement grave aux devoirs et obligations du mariage.
Après le divorce, les ex-époux conservent tous deux l'autorité parentale.