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Quel est le délai pour le partage des biens après le divorce ?

Article rédigé par Léo Martin le 9 janvier 2025 - 9 minutes de lecture

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Le délai pour le partage des biens après un divorce est une question cruciale qui influence le processus de séparation des actifs entre les époux. Cette étape intervient après la dissolution du mariage et peut varier en fonction des circonstances spécifiques de chaque divorce. Comprendre les implications temporelles du partage des biens est essentiel pour éviter des complications futures et assurer une répartition équitable.

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Qu’est-ce que le partage des biens ? 

Le partage des biens est le processus de répartition des actifs et des passifs entre les époux lors d’un divorce. Il concerne tous les biens acquis pendant le mariage, qu’ils soient immobiliers, mobiliers, financiers ou autres. Ce partage peut être réalisé de manière amiable, si les époux parviennent à un accord sur la répartition, ou par voie judiciaire si un conflit persiste. La manière dont les biens sont répartis dépend du régime matrimonial choisi par les époux (communauté, séparation de biens, etc.), des contributions de chaque époux et des dettes éventuelles à prendre en compte.

Quel est le délai légal pour effectuer le partage des biens après un divorce ?

Il n’existe pas de délai légal strictement défini pour le partage des biens après un divorce. Cependant, le délai recommandé pour régler le partage des biens est généralement d’un an après le divorce. Si les époux ne parviennent pas à un accord dans ce délai, ils peuvent saisir le tribunal pour obtenir une décision judiciaire sur la répartition des biens. Le juge peut ordonner une évaluation des biens et un partage conforme aux règles du régime matrimonial et aux contributions de chaque époux. Si le partage est retardé au-delà de cette période, des intérêts de retard ou des pénalités peuvent s’appliquer, et la situation peut devenir plus complexe.

Le délai pour le partage des biens peut-il être prolongé en cas de difficultés financières ?

Le délai pour le partage des biens peut être prolongé en cas de difficultés financières. Si les époux rencontrent des problèmes financiers qui rendent difficile la réalisation du partage des biens dans les délais habituels, ils peuvent demander au tribunal un report ou une modification du calendrier de partage.

Le tribunal peut alors examiner la situation financière des parties et décider d’un délai supplémentaire en fonction des circonstances. Il peut aussi ordonner des mesures temporaires pour faciliter la gestion des biens jusqu’à ce que le partage définitif puisse être réalisé. En cas de désaccord persistant, une médiation ou des négociations supplémentaires peuvent être recommandées pour trouver une solution amiable.

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Que faire si les époux ne parviennent pas à un accord sur le partage des biens dans le délai imparti ?

Si les époux ne parviennent pas à un accord sur le partage des biens dans le délai imparti, plusieurs démarches peuvent être entreprises :

  • Saisir le tribunal : Les époux peuvent demander au tribunal de trancher le différend en soumettant la question du partage des biens au juge. Celui-ci peut ordonner une évaluation des biens et décider de leur répartition selon les règles du régime matrimonial et les contributions de chacun.
  • Médiation : Une médiation peut être envisagée pour tenter de résoudre le conflit à l’amiable avec l’aide d’un médiateur familial. Cela peut permettre de parvenir à un accord sans nécessiter une décision judiciaire.
  • Expertise judiciaire : Le tribunal peut désigner un expert pour évaluer les biens et déterminer leur valeur. L’expertise peut aider à établir une base objective pour le partage.
  • Négociation : Les époux peuvent continuer à négocier entre eux ou par l’intermédiaire de leurs avocats pour parvenir à un accord qui sera ensuite homologué par le tribunal.
  • Décision judiciaire : En cas d’échec des autres démarches, le juge prendra une décision sur le partage des biens, en tenant compte des éléments fournis par les parties et les experts.
  • Appel : Si l’une des parties est insatisfaite de la décision du tribunal, elle peut interjeter appel pour faire réexaminer le partage des biens par une cour d’appel.

Ces démarches visent à assurer un partage équitable des biens malgré les difficultés rencontrées.

Existe-t-il des délais spécifiques pour le partage des biens en cas de divorce par consentement mutuel ?

En cas de divorce par consentement mutuel, il n’existe pas de délai légal spécifique pour effectuer le partage des biens. Cependant, les époux doivent respecter certaines étapes :

  • Accord sur le partage : Les époux doivent d’abord parvenir à un accord sur le partage des biens et le formaliser dans la convention de divorce.
  • Délai de réflexion : Le délai de réflexion pour déposer la convention de divorce est généralement de 15 jours à compter de sa signature, mais ce délai est pour l’acceptation de la convention par le juge, pas pour le partage des biens.
  • Execution du partage : Le partage des biens doit être exécuté conformément à l’accord établi dans la convention. Les époux peuvent fixer eux-mêmes les modalités et le délai du partage dans leur convention.
  • Homologation : Une fois le partage effectué, il peut être homologué par le juge pour s’assurer de sa conformité.

Quels recours ont les parties si le partage des biens n’est pas effectué dans les délais prévus ?

Si le partage des biens n’est pas effectué dans les délais prévus après un divorce, les parties disposent de plusieurs recours :

  • Saisir le tribunal : Les parties peuvent demander au tribunal de trancher le partage des biens. En cas de non-respect des délais, le tribunal peut ordonner une évaluation des biens et établir une répartition équitable.
  • Demander une prolongation : Si des circonstances exceptionnelles empêchent le partage dans les délais, les parties peuvent solliciter une prolongation du délai auprès du tribunal en expliquant les raisons du retard.
  • Recours à la médiation : Les parties peuvent recourir à la médiation pour résoudre le conflit à l’amiable, ce qui peut faciliter la finalisation du partage sans intervention judiciaire.
  • Modification de la convention : Si le partage devait être effectué selon une convention de divorce, les parties peuvent modifier cette convention pour étendre les délais et obtenir une approbation judiciaire de la nouvelle convention.
  • Engager des procédures d’exécution : Si une décision judiciaire de partage a été rendue mais non exécutée, les parties peuvent engager des procédures d’exécution forcée pour faire appliquer la décision.
  • Demander des dommages-intérêts : Si le retard dans le partage cause un préjudice significatif, les parties peuvent demander des dommages-intérêts pour compenser les pertes ou désagréments occasionnés par le retard.

Ces recours visent à garantir que le partage des biens se fasse dans des conditions équitables et conformes aux décisions ou accords prévus.

Quelle est la date de fin de l’indivision post-communautaire ?

La période de fin de l’indivision post-communautaire correspond à la période entre la dissolution de votre régime de communauté et sa liquidation. Cette phase doit être aussi proche que possible du partage, car c’est à ce moment que la valeur de vos biens, ainsi que celle des créances ou des récompenses, est évaluée.

Cette date peut être antérieure si les juges estiment que cela garantira une répartition plus équitable.

Dans le cadre d’un divorce, il est envisageable de déterminer les conséquences et la durée de la séparation par convention. Voici les points à considérer :

  • En cas de séparation judiciaire de biens, le partage doit obligatoirement être effectué dans un délai de trois mois à un an après le prononcé de l’ordonnance.
  • En cas de désaccord sur le partage et ses conséquences, la durée de l’indivision post-communautaire dépendra de la durée de la procédure de divorce, relevant ainsi du contentieux judiciaire.

La période post-communautaire peut être prolongée lorsque l’indivision survient à la suite du décès de l’un des époux. En effet, les légataires préfèrent souvent rester sous ce régime, notamment en présence de mineurs.

Quels sont les frais de liquidation du régime matrimonial ?

Les frais d’avocat représentent le principal poste de dépenses lors d’une procédure de divorce.

Plus la complexité du dossier est élevée, plus les coûts de liquidation sont élevés. Il est devenu courant de pratiquer des honoraires forfaitaires : pour un divorce par consentement mutuel, cela peut varier entre 1 000 et 4 000 euros, tandis que dans d’autres procédures, cela peut aller de 2 000 à 8 000 euros par avocat.

Dans le cadre d’un divorce par consentement mutuel (divorce sans juge), le dépôt obligatoire de la convention chez le notaire entraîne des frais de 49,44 euros TTC.

En cas de biens immobiliers, l’intervention du notaire est obligatoire. Celui-ci perçoit des émoluments pour l’acte de partage ainsi que des droits fiscaux de partage (équivalant à 2,5 % de l’actif brut liquidé). La rémunération du notaire comprend, d’une part, les émoluments (pour les actes et les formalités) et les débours :

  • Les émoluments d’acte sont calculés en fonction de la valeur brute des biens à partager.
  • Les émoluments de formalités couvrent les démarches nécessaires à la rédaction de l’acte authentique, tarifées en unités de valeur selon le type d’acte.
  • Les débours, plafonnés généralement à 150 euros TTC, représentent les frais avancés par le notaire pour les démarches administratives liées à la rédaction de l’acte authentique.

En présence de biens immobiliers, le Service de la publicité foncière perçoit également une contribution de sécurité immobilière lors de la publication de l’acte, soit 0,10 % de la valeur du bien.

Des frais de procédure supplémentaires peuvent également être ajoutés (frais d’huissier, frais de greffe, etc.).

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Léo Martin
Léo est rédacteur au sein de l'équipe Mes Allocs, spécialisé sur les thématiques pouvoir d'achat et aides. Il rejoint Mes Allocs après une première expérience en tant que journaliste chez La Gazette Cagnoise et Nice Presse.


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