Le divorce judiciaire, également appelé divorce contentieux, est une procédure légale par laquelle la dissolution d’un mariage est décidée par un tribunal. Mes Allocs vous explique tout sur le divorce judiciaire.
Le divorce judiciaire est une procédure où les époux ne parviennent pas à s’accorder sur les modalités de leur séparation. Il s’agit donc d’un processus contentieux où un juge des affaires familiales est saisi pour trancher les différends.
Les causes de ce désaccord peuvent être multiples. Ces causes sont souvent :
Dans ce type de divorce, le juge aura pour rôle de tenter de concilier les parties ou de fixer les modalités du divorce si aucun accord n’est trouvé.
Le divorce pour faute fait partie des divorces judiciaires. Ce type de divorce est demandé par un conjoint qui reproche à l’autre des manquements graves aux devoirs conjugaux. Ces manquements peuvent être les suivants :
Cette procédure est plus longue et plus conflictuelle car elle nécessite de prouver la faute commise.
Le juge aux affaires familiales commence par entendre les parties et les témoins. Ensuite, il décide ou non de reconnaître la faute. Et enfin, il prononce le divorce.
Mais attention, il est important de noter que le divorce pour faute peut avoir des conséquences financières importantes.
Le divorce pour altération du lien conjugal est mis en place quand les époux ne parviennent pas à s’entendre sur la rupture de leur union.
Cette procédure permet à un conjoint de demander le divorce en invoquant une cessation durable de la vie commune. Il n’est pas nécessaire de prouver une faute de l’autre conjoint contrairement au divorce précédent.
Ce type de divorce est envisagé lorsque les époux sont séparés de corps depuis un certain temps et que les liens conjugaux sont définitivement rompus.
Le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage est mis en place quand les époux ne parviennent pas à un accord sur l’ensemble des conséquences de leur séparation. Les époux reconnaissent tous les deux vouloir mettre fin à leur union mais ils divergent sur des points (partage des biens, garde des enfants ou pension alimentaire). Le juge aura alors pour mission de trancher ces points dans l’intérêt des enfants et de l’équité entre les époux. Cette procédure permet de régler les situations les plus complexes où un accord amiable n’est pas possible.
Le divorce par consentement mutuel judiciaire est mis en place quand les époux sont d’accord sur le principe de la séparation mais ont besoin de l’intervention d’un juge pour homologuer leur convention de divorce.
Cette procédure est sollicitée quand les époux souhaitent s’assurer de la validité juridique de leurs accords. Le recours au juge permet donc de vérifier que les droits de chacun sont respectés et que les intérêts des enfants sont prioritaires.
Pour engager une procédure de divorce judiciaire, il faut remplir certaines conditions légales. Ces conditions dépendent du type de divorce judiciaire. Nous vous les avons décrits ci-dessus. Le motif le plus courant est l’altération définitive du lien conjugal. Une autre condition peut être la preuve d’une violation grave ou répétée des devoirs du mariage par l’un des époux. Enfin, la séparation de corps pendant une durée déterminée peut également justifier un divorce.
Mais gardez en tête que chaque situation étant unique, il est essentiel de se rapprocher d’un avocat spécialisé en droit de la famille.
Dans certains cas, le recours à une procédure judiciaire s’impose. C’est le cas quand les époux ne parviennent pas à s’accorder sur les conséquences de leur séparation. Un désaccord profond et irréconciliable sur l’un de ces points peut rendre impossible une convention amiable.
C’est aussi le cas quand l’un des époux refuse catégoriquement de divorcer.
On ne peut pas vous donner de réponse précise. En effet, le coût d’un divorce judiciaire dépend de plusieurs facteurs.
Les honoraires d’avocat constituent la plus grande part des dépenses. Ils sont calculés en fonction des points suivants :
Ensuite, les frais de justice viennent s’ajouter. Ces frais couvrent les actes de procédure et les audiences.
On retrouve aussi les frais de publication d’un avis de divorce dans un journal d’annonces légales.
Sans oublier, des frais de notaire si un partage de biens immobiliers est nécessaire ou les frais d’expertise.
Une procédure de divorce judiciaire se déroule en plusieurs étapes.
Cette procédure débute par la saisie du juge par l’un des époux. L’époux en question va déposer une assignation en divorce.
Ensuite, il y a une phase que l’on appelle phase d’échange où chacun expose sa position sur les différents points à régler. A ce moment-là, une audience d’orientation peut être organisée.
Si aucun accord n’est trouvé, le juge rendra une décision sur les différents points en litige. Cette décision peut faire l’objet d’un appel.
Enfin, la transcription du jugement au registre de l’état civil marque la fin officielle du mariage.
L’avocat joue un rôle central et indispensable dans une procédure de divorce judiciaire.
Il est le représentant légal de son client et l’assiste tout au long de la procédure.
Ses missions sont les suivantes :
Son expertise juridique est essentielle pour garantir la défense des intérêts de son client et obtenir une solution équitable.
La durée d’une procédure de divorce judiciaire est variable. Elle dépend de nombreux facteurs. Les plus courants sont les suivants :
En moyenne, une procédure de divorce judiciaire peut durer entre 12 et 18 mois.
Cependant, certaines procédures peuvent être plus longues. Dans le cas par exemple où les époux s’opposent sur de nombreux points.
L’un des enjeux majeurs d’un divorce judiciaire réside dans la répartition du patrimoine commun. Les époux doivent procéder à un partage équitable de leurs biens acquis pendant le mariage.
Cette répartition peut s’avérer complexe dans deux cas :
Dans tous les cas, un inventaire détaillé des biens est établi. De plus, une expertise peut être nécessaire pour évaluer certains actifs.
Pour se répartir leurs biens, les époux peuvent convenir d’un partage amiable mais en cas de désaccord c’est le juge qui tranchera.
Un autre enjeu majeur d’un divorce judiciaire est la question de la pension alimentaire. Celle-ci vise à assurer les besoins de l’époux le moins favorisé financièrement après le divorce.
Le montant et la durée de la pension alimentaire sont fixés par le juge en fonction des ressources et des besoins de chacun des époux.
En présence d’enfants, une pension alimentaire pour enfants peut également être mise en place.
Le calcul de ces pensions dépend de nombreux critères :
Le dernier des enjeux majeurs d’un divorce judiciaire concerne la garde des enfants.
Il s’agit de savoir avec quelle fréquence et sous quelle forme chaque parent aura des contacts avec ses enfants.
Le juge tiendra compte de nombreux critères comme l’âge des enfants, leurs besoins affectifs, leur lien avec chacun des parents et la capacité de chacun à assurer leur bien-être. La résidence alternée est de plus en plus privilégiée lorsque les deux parents sont en mesure de coopérer et d’offrir un environnement stable à leurs enfants.
Cependant, lors d’un désaccord, le juge choisira la résidence principale de l’enfant.
Le divorce judiciaire, est une procédure légale par laquelle la dissolution d'un mariage est décidée par un tribunal.
Les époux avec leurs avocats rédigent une convention qui règle les conséquences du divorce.
Pour engager ce divorce, il faut qu'il y ait eu une cessation volontaire de la vie commune pendant au moins deux ans, à compter de la cessation jusqu'à l'assignation en justice.
Non, il n'est pas possible de divorcer sans avocat.
La démarche débute systématiquement par la consultation d'un avocat. Pour entamer formellement la procédure, l'avocat rédige une requête ou une convention (selon le type de divorce) qui exprime la demande de dissolution du mariage.
Un divorce est une séparation des deux époux. Les biens sont partagés via les différentes procédures.