Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est conçu pour préparer la retraite, ce qui peut sembler peu approprié lorsqu’il s’agit d’en ouvrir un pour son enfant mineur. Cependant, ce placement offre des avantages inattendus. Il permet à la fois de réduire votre impôt tout en constituant une épargne pour aider vos enfants à financer l’achat de leur future résidence principale. Mes Allocs vous explique pourquoi en 2025d vous ne pouvez plus ouvrir de PER pour un mineur.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un dispositif d’épargne créé par la loi Pacte et disponible depuis le 1er octobre 2019. Depuis le 1er octobre 2020, il est le seul produit d’épargne retraite proposé. Ce plan permet de constituer une retraite complémentaire en plus des régimes obligatoires et se décline en trois types :
Le PER individuel, qui remplace le PERP et le contrat Madelin, est une option d’épargne retraite souscrite individuellement et de façon facultative.
Le PER individuel (Plan Épargne Retraite) est un produit d’épargne destiné à constituer un capital ou un revenu pour la retraite, tout en offrant un avantage fiscal. Les versements effectués sur le PER sont déductibles des revenus imposables, dans la limite de 10 % des revenus professionnels et d’un plafond fixé par la législation. En contrepartie, les sommes épargnées sont bloquées jusqu’à la retraite, sauf en cas de circonstances exceptionnelles ou pour l’achat de la résidence principale.
Jusqu’en 2023, les parents pouvaient ouvrir un PER au nom de leur enfant mineur, permettant ainsi de lui constituer une épargne accessible pour l’achat de sa résidence principale une fois adulte, tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt sur le revenu.
Cependant, le gouvernement a jugé que l’utilisation d’un produit de retraite pour constituer une “épargne logement” pour les enfants était inappropriée. En conséquence, la loi de finances 2024 a mis fin à la possibilité d’ouvrir un PER pour un enfant mineur à partir du 1er janvier 2024. Les PER déjà ouverts restent bloqués jusqu’à ce que l’enfant atteigne sa majorité. Mais désormais, l’une des conditions pour ouvrir un PER est d’être mineur.
En règle générale, l’épargne placée sur un PER individuel est bloquée jusqu’à la retraite du titulaire. Toutefois, certains cas permettent un déblocage anticipé du PER.
Ces situations incluent :
En ouvrant un PER pour votre enfant, vous lui offriez une protection en cas de difficultés majeures. Cependant, l’exception la plus avantageuse pour les enfants mineurs concerne l’achat de leur résidence principale.
Le déblocage anticipé du PER pouvait être demandé par le titulaire ou, dans le cas d’un mineur, par ses représentants légaux. La demande devait être envoyée par courrier recommandé à la compagnie d’assurance, accompagnée des documents suivants :
Attention, les parents souscrivant un PER pour leur enfant devaient veiller à éviter le risque de requalification fiscale. L’administration pouvait considérer les versements trop importants comme une donation déguisée.
Si vous ne prenez aucune mesure, le PER de votre enfant fonctionnera normalement à sa majorité : il sera alors possible de reprendre les versements déductibles.
Vous pouvez clôturer le PER et retirer les fonds Avant que votre enfant atteigne 18 ans, la loi vous permet de clôturer le PER et de débloquer les sommes. Dans ce cas, étant donné que votre enfant est rattaché à votre foyer fiscal, vous devrez payer l’impôt sur le revenu sur les montants versés, ainsi qu’un prélèvement forfaitaire unique de 30 % (ou flat tax) sur les gains réalisés.
Ou alors, transférer le PER vers un PEAC (Plan d’Épargne Avenir Climat) Vous pouvez également choisir de transférer le PER de votre enfant vers un PEAC, un nouveau produit d’épargne réservé aux jeunes de moins de 21 ans. Ce plan vise à leur constituer une épargne de long terme, dédiée au financement de l’économie productive et de la transition écologique, en vue de préparer leur entrée dans la vie active.
Le PEAC est disponible depuis le 1er juillet 2024. Les versements y seront plafonnés au montant du livret A (22 950 euros), et les fonds seront bloqués jusqu’à la majorité de l’enfant. En échange, les gains seront exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Le PEAC pourra être ouvert soit auprès d’une banque sous forme de compte titres, soit auprès d’un assureur sous forme de contrat de capitalisation.
L’ouverture d’un Plan d’Épargne Retraite (PER) pour un mineur était possible avant 2024, mais depuis cette date, certaines modifications ont été apportées à la réglementation. Cependant, il existe plusieurs options pour gérer un PER déjà ouvert pour un mineur avant cette année. Voici ce qu’il convient de savoir.
Avant 2024, de nombreux parents ou grands-parents ont ouvert un PER pour leurs enfants ou petits-enfants, dans le but de constituer une épargne retraite de manière anticipée et de bénéficier des avantages fiscaux associés. Ce type de plan permet de commencer à investir dès le plus jeune âge, avec la possibilité de choisir entre une gestion libre ou une gestion pilotée.
Les fonds investis dans le PER mineur étaient bloqués jusqu’à la majorité de l’enfant (18 ans) et pouvaient être utilisés uniquement à partir de cette date. Le principal avantage de ce type de plan réside dans la possibilité d’accumuler des intérêts pendant une longue période, tout en profitant de la fiscalité avantageuse du PER. En outre, il constitue un moyen efficace de transmettre un patrimoine tout en réduisant la base imposable des parents ou des grands-parents.
Avec l’entrée en vigueur des nouvelles règles après 2024, l’ouverture de PER pour mineurs n’est plus autorisée, mais cela n’affecte pas les plans déjà existants. Si vous avez ouvert un PER pour un mineur avant 2024, plusieurs options s’offrent à vous après sa majorité, ou bien durant la phase de gestion :
Depuis 2024, il n’est plus possible d’ouvrir un Plan d’Épargne Retraite (PER) pour un mineur. Toutefois, il existe plusieurs alternatives pour les parents ou grands-parents souhaitant épargner en vue de l’avenir d’un enfant, notamment pour la préparation de ses études, de son indépendance financière, ou même pour sa retraite. Voici les principales options.
Le Livret A et le LDDS sont des solutions d’épargne simples et accessibles, que les parents peuvent ouvrir au nom de leurs enfants, même mineurs. Ces livrets offrent plusieurs avantages, dont une grande sécurité, puisqu’ils sont garantis par l’État et non soumis aux fluctuations des marchés financiers. De plus, les intérêts générés sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ce qui en fait des outils attractifs pour épargner sans risque.
Bien que ces livrets ne soient pas destinés spécifiquement à la retraite, ils offrent une option de sécurisation de l’épargne à long terme, en attendant que l’enfant atteigne sa majorité.
Une autre alternative pour épargner pour un mineur est d’ouvrir un compte-titre ou une assurance vie à son nom. Ces solutions permettent d’investir dans des actions, des obligations, des fonds d’investissement, ou d’autres produits financiers, avec une plus grande rentabilité que les livrets d’épargne classiques, tout en prenant un peu plus de risques.
Non, il n'est plus possible depuis 2024.
Les parents ou les représentants légaux peuvent souscrire un PER au nom de l'enfant.
Cela permet de commencer à constituer une épargne retraite très tôt et de bénéficier de l'effet de capitalisation sur le long terme.
Non, les versements ne sont pas déductibles tant que l'enfant n'a pas de revenus imposables.
Non, la gestion du PER est assurée par les représentants légaux jusqu'à la majorité de l'enfant.
Les règles de retrait restent les mêmes que pour un adulte, à la retraite ou dans des cas exceptionnels.